Pensées pour moi-même
Texto / traducción : Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (1805–1895) · Edición : 1876
Los textos históricos pueden utilizar ortografía o vocabulario antiguos. Se conserva la edición original; no es una nueva traducción.
Fuente y ediciónLivre XII (continuación)
103. Ceux-là même qui font du plaisir un bien. Cette désignation concerne évidemment les Épicuriens, qui, en effet, ne regardaient pas la mort comme un mal. Pour eux, la mort était l’anéantissement total de l’être. Voir la fin du traité de Plutarque contre Épicure : Non posse suaviter vivi, etc.
104. Ce qui vient en son temps. Dans le système des Stoïciens, tout vient à son temps, puisque tout est réglé par la Providence, comme Marc-Aurèle l’a si souvent répété.
105. Parfaitement égal. L’essentiel, pour nous, c’est de pratiquer le bien tant que nous sommes de ce monde ; mais la durée de notre existence dépend de Dieu seul. C’est en ce sens que Marc-Aurèle peut dire qu’il est indifférent de faire plus ou moins de bonnes actions ; l’homme de bien en fait d’autant plus qu’il vit plus longtemps.
106. Nul intérêt à voir le monde. Parce qu’on croit, comme Marc-Aurèle, que tout se répète dans le monde avec une complète uniformité.
107. La mort n’a plus rien qui puisse nous inspirer de crainte. Marc-Aurèle n’ajoute pas une raison plus forte encore que toutes celles qui précèdent : la croyance à l’autre vie et à l’immortalité.
108. De cette grande cité. La cité du monde, dont l’homme fait d’autant mieux partie qu’il la comprend mieux.
109. Cinq ans, ou seulement trois. Ces nombres se rapportent aux cinq actes ou aux trois actes du drame, dont il est parlé plus bas.
110. Mais la nature même. En d’autres termes, la Providence ou Dieu. Sénèque, Consolation à Polybe, ch. XXI, dit très-bien : « La plus puissante consolation, c’est de songer que ce qui nous arrive, tous l’ont souffert avant nous, tous le souffriront après ; et la nature me semble avoir rendu commun ce qu’elle a fait de plus cruel, pour que l’égalité du sort nous consolât de ses rigueurs. » Édition Nisard, p. 85. Sénèque dit encore : « Ne sauriez-vous concevoir un Dieu dont la grandeur égale la mansuétude, un Dieu vénérable par sa douce majesté, ami de l’homme, toujours présent à ses côtés, et qui demande, non point des victimes, ni des flots de sang pour hommage, mais une âme pure, mais des intentions droites et vertueuses ? » XVIIe Fragment cité par Lactance. Bossuet, Sermon sur la Mort : « Je ne suis rien ; un si petit intervalle n’est pas capable de me distinguer du néant ; on ne m’a envoyé que pour faire nombre ; encore n’avait-on que faire de moi ; et la pièce n’en aurait pas moins été jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre. »
111. Du chef de la troupe. Le texte dit précisément : « Le général ».
112. Celui-là. Dieu.
113. Tu n’es pour rien. C’est le principe de la résignation absolue à la volonté de Dieu, en même temps que de la confiance en sa bonté.
114. Serein… sérénité. La répétition est dans le texte.Cette dernière pensée termine noblement un bien noble ouvrage.
Derechos y procedencia
Texte intégral des douze livres et notes de la traduction de 1876, publiée à Paris chez Germer-Baillière. Marc Aurèle et Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, mort en 1895, sont dans le domaine public en France. Transcription Wikisource réutilisée avec attribution ; les éventuelles contributions protégées restent sous CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/). Seuls les retours à la ligne et la présentation ont été adaptés. Sources, liens vers les versions et mentions conservés dans /texts/meditations-barthelemy-fr-source.txt. Vérifié le 28 octobre 2026 ; les règles peuvent différer hors de France.
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