Le Trésor de la cité des dames
Ler a seleção
Texto / tradução : Texte original en moyen français · imprimé par Michel Le Noir, Paris, 1503 · Edição : 1405 · édition de 1503
Os textos históricos podem usar ortografia ou vocabulário antigos. A edição original é preservada; esta não é uma nova tradução.
Fonte e ediçãoThis eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and most other parts of the world at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg™ License included with this eBook or online at www.gutenberg.org. If you are not located in the United States, you will have to check the laws of the country where you are located before using this eBook.
Prologue · Or dit dame cristine
Aprés ce que j'eus edifié a l'aide & par le commandement des trois dames de vertus / c'est assavoir Raison droicture & justice la cité des dames par la forme & maniere que au contenu de ladicte cité est declairé. Je comme personne, travaillee de si grant labeur avoir accomply et mis sus mes membres & mon corps lassé pour cause du long & continuel excercite estant en oyseuse et querant repos s'apparurent a moy gueres ne tarderent les dessusdictes trois glorieuses en disant toutes trois parolles d'une mesmes substance en telle maniere. Comment fille d'estude as tu ja remis & fiché en mue l'ostil de ton entendement & delaissé en secheressse encre plume & le labour de ta main dextre auquel tant te soulois deliter. Veulx tu doncques donner oreille a la leçon de paresse qui te chantera se croyre le veulx / tu as assez fait / temps est que tu te reposes Comme ne scés / tu que doncques dit / que quoy que l'entendement du sage aprés grant labeur se repose. Si n'est il nul temps remis d'aulcune bonne oeuvre / non mie a toy appartient estre au mombre d'iceulx qui emmy chemin sont trouvés recreans. Male honte ayt chevalier qui se despart de la bataille ains la fin de la victoire. Car a ceulx appartient la couronne de lorier qui perseverent. Or sus baille ta main dresse toy / plus ne soyes accopie en la pouldriere de recreantise. Entens nos sermons et tu feras bonne oeuvre / nous ne sommes encores ressasiees ou saoulees de te mettre en besongne comme chamberiere de nos vertueux labours avons advisé preparlé & conclud au conseil de vertu et a l'exemple de dieu qui au commencement du siecle qu'il eut creé vit son oeuvre bonne / la beneist. Puis fist homme & femme & les animaulx. Ainsi nostredicte oeuvre precedente / ceste de la cité des dames qui est bonne & utile soit benie et exaulcee par tout l'universel monde que encores a l'acroissement d'icelle nous plaist que tout ainsi comme le sage oyseleulx apppreste sa cage ains qu'il prengne ses oyselons. Voulons que aprés ce que le heberge des dames honnorees est faicte et preparee soyent semblablement que devant par tout ayde pourpensés faitz & quis engins trebuchetz & rethz beaulx & nobles laciez & ouvrez a neudz d'amours que nous te livrerons & tu les estendras par la terre es lieux & es places et es angletz par ou les dames & generallement toutes femmes passent et courent affin que celles qui sont farouches et dures a dominer puissent estre happees prinses & trebuchees en nos latz si que nulle ou pou qui s'embate ne puisse eschapper & que toutes ou la plus grant partie d'elles soyent fichees en la caige de nostre glorieuse cité / ou le doulx chant aprengnent de celles qui desja y sont hebergees comme souveraines / et qui sans cesser deschantent alleluya avecques la teneur des beneurés anges. Lors moy christine oyant les voix series de mes tresreverables maistresses remplye de joye en tressaillant / tost me dreçay & agenoillee devant elles m'offry a l'obeissance de leurs dignes vouloirs. Et adonc je receu d'elles tel commandement. Pren ta plume & escrips. Beneurez seront celles qui habiteront en nostre cité pour acroistre le nombre des cytoyens de vertu. A tout le college femenin & a leur devote religion soit notifié le sermon et la leçon de sapience. Et tout premierement aux roynes princesses & haultes dames. Et puis ensuyvant de degré en degré chanterons semblablement nostre doctrine aux autres dames en toutes les damoiselles & estatz des femmes affin que la discipline de nostre escolle puisse estre a tous vaillable.
Ce devise comment la sage princesse ou dame se pourra de mettre la paix entre le prince & les barons s'il y a aucun discord. chap. viii
Ou s'il advient cas que aucun prince voisin ou estranger vueille mouvoir guerre pour aucune chalange a son seigneur ou que son seigneur la vueille mouvoir a autruy la bonne dame pesera moult ceste chose en pensant les grans maulx et infinies cruaultés pertes occision de pays et detraction de pays & de gens qui a cause de guerre viennent a la fin que souventesfois en est merveilleuse / & advisera de toute sa puissance se elle pourra tant faire en gardant l'honneur de son seigneur que ceste guerre puisse estre eschevee & en ce vouldra travailler et labourer songnousement en appellant dieu a son ayde et par bon conseil & tant fera si elle peut que voye de paix sera trouvee Ou s'il advient que aucun des princes du royaulme ou pays ou des barons ou des chevaliers ou subgetz qui ayt puissance se soit d'aucune chose meffait mesmement contre la magesté de son seigneur ou que il en soit en coulpe. Et elle voit que de le prendre & pugnir ou movoir contre luy guerre peut venir grant mal en la terre sicomme en cas pareil on a veu maintesfois en france et ailleurs par les contes d'ung bien petit baron ou chevalier au regard du roy de france qui est ung grant prince sont venus mains grans maulx & dommages au royaulme sicomme racomptent les cronicques de france du conte de corbeil du seigneur de montlehery & de plusieurs autres. Et mesmement advint n'a pas long temps de messeir robert d'artoys lequel par le contenus que le roy ot a luy dommaiga moult le royaulme de france a l'ayde des angloys. Et pource la bonne dame qui aura regard a ces choses et pitié de la destruction du peuple se vouldra travailler d'y mettre paix si admonnestera le peuple son seigneur & son conseil d'avoir sur ceste chose regard avant que on l'entreprengne veu le mal qui en pourroit venir & ce que tout prince doit a son povoir eschever effusion de sang & par especial sur les subgetz. Si n'est mye peu de chose d'entreprendre nouvelle guerre qui ne se doit faire sans grant advis et meure deliberation & que mieulx vauldroit adviser aulcune plus convenable voye pour traire a accord par aucuns bons moyens. Ceste dame ne s'en souffrira mye a tant ains fera tant qu'elle parlera ou fera parler gardant son honneur et celle de seigneur a celluy ou ceulx qui auront commis le meffait & les en reprendra en pongnant & en oygnant disant que le meffaict est moult grant et que a bonne cause en est le prince indignes & que sentence est de s'en venger sicomme il est raison mais non pourtant elle qui tousjours vouldroit le bien de paix en cas que ilz se vouldroyent amender ou en faire amende convenable mettroit voulentiers peine d'essaier se pacifier les pourroit vers son seigneur par telz voyes ou par telz parolles ou semblables la bonne princesse sera tousjours moyenne de paix a son povoir sicomme estoit jadis la bonne royne blanche mere de sainct loys qui en ceste maniere se penoit tousjours de mettre accord entre le roy & les barons sicomme elle fist du conte de champaigne & d'autres laquelle chose est le droit office de saige & bonne royne & princesse d'estre moyenne de paix et concorde de travailler que guerre soit eschevee pour les inconveniens qui advenir en pevent & ad ce doyvent adviser principallement les dames. Car les hommes sont par nature plus courageulx & plus chaulx & le grant desir qu'ilz ont d'eulx venger ne leur laisse aviser les perilz ne les maulx qui advenir en pevent / mais nature de femme est plus poureuse & aussi de plus doulce condicion. Et pource si elles sont saiges si elles veullent elles pevent estre le meilleur moyen a pacifier l'homme. Et a ce propos dit salomon es proverbes au. xxvi chapitre. Doulceur & humilité assouagist le prince & la langue mole. C'estadire la doulce parolle fleichist & brise sa dureté. tout ainsi comme l'eaue par sa moisteur & froidure estaint la chaleur de feu. O de quans grans biens ont maintesfois esté cause au monde roynes & princesses en mettant paix entre ennemys entre princes & barons & entre peuple rebelle & leurs seigneurs les escriptures en sont toutes plaines. Si n'est en terre si grant bien que de princesse & haulte dame bonne & saige. Eureux est le païs & la contree qui telle l'a & de ce donnasse plusieurs exemples / mais de ce est assez parlé a ce propos ou livre de la cité des dames Et que advient il de tel princesse / il advient que tous les subgetz qui la sentent de tel sçavoir & bonté afuient a elle a refuge non mye seulement comme a leur maistresse mais ce semble a leur deesse en terre a qui ilz ont souveraine esperance & fiance & elle est cause de maintenir la contree en paix. Si ne sont mye ses oeuvres sans charité / ains sont tant meritoires que plus grant bien ne pourroit estre fait.
Cy devise des femmes des mestiers comment gouverner se doivent. Chap. .xlvii.
Or nous convient parler de l'ordre de vivre des femmes mariees aux hommes des mestiers qui demeurent es cités & bonnes villes sicomme a la ville de paris & autre part non obstant que tout le bien que devant est dit pevent prendre en leur usaige se il leur plaist. mais non pourtant que les mestriers soyent plus honnestes les ungs que les aultres sicomme orfevre brodeur armurier tapissier & autres plusieurs que ne sont maçons cordonniers & telz semblables a toutes appartient que elles soyent tressoigneuses & dilligentes se chevances veullent avoir par honneur de solliciter leurs maris ou leurs ouvriers de eulx prendre matin a la besongne & tard laisser / car sans faille il n'est nul si bon mestier que qui n'y met dilligences a peines peut on aller de pain a autre. Et avec ce que tel femme doibt solliciter les aultres a ellemesmes appartient mettre les mains a la paste tant faire que elle se congnoisse en l'ouvrage affin que elle saiche deviser a ses ouvriés se le mary n'y est reprendre s'ilz ne font pas bien doibt estre dessus pour les garder d'oiseuseté car par ouvriers mausongneux est aucunesfois desert le maistre & quant marchés viennent a son mary de faire aucun ouvraige aucunement dangereux & non acoustumé elle le doibt admonnester par bel que il garde bien que il n'en prengne marché ou il puist perdre & luy conseille que le moins qu'il puisse face de creances s'il ne scet bien ou & a qui / car par ce plusieurs viennent a povreté quoy que aucunesfois la couvoitise de plus gaigner ou de la grant offre que on leur fait / leur face faire. Avec ce doibt tenir son mary en amour le plus qu'elle peut a celle fin que plus voulentiers se treuve a l'hostel & que il n'ayt cause de suyvre les sottes compaignies d'aultres jeunes hommes en tavernes & autres superflus & oultrageuses despenses si que assez de gens de mestier & par especial a paris font desquelles par doulcement traicter le doibt garder le plus que elle peut. Car on dit que trois choses chassent l'homme de son hostel femme rioteuse cheminee qui tient fumee & maison ou il pleut. Avec ce elle se doit tenir voulentiers a l'hostel non mye allant tous les jours trotant ça & la voisinant pour sçavoir que chascun fait ne visitant souvent commeres / car c'est faict de maulvaises mesnagieres si ne luy sont bien seans tant de compaignies faire par ville ne troter a pelerinages trouvés sans besoing qui ne sont toutes fors despences sans necessité. Avec ce doit admonnester son mary que ilz vivent si sobrement que la despence ne passe la gaigne si que au bout de l'an se treuvent en debtes se elle a enfans leur face aprendre premierement a l'escolle affin qu'ilz puissent & sachent mieulx servir dieu aprés soyent mis a aulcun mestier par quoy leur vie puissent avoir. Car grant avoir donne a son enfant qui luy donne science marchandise ou mestier & les garder de mignotises & de friandises sur toutes riens. car en verité c'est une chose qui moult honnist les enfans de bonnes villes qui est grant peché a peres & a meres lesquelz doibvent estre cause du bien & des bonnes meurs de leurs enfans & ilz sont aucunesfois achoison par les friandises en quoy ilz les nourrissent & les grans mignotises que ilz leur font de leur mal & perdicion.
Cy dit des femmes des laboureux. chap. li.
Or nous convient tirer vers la fin de nostre procés dont il est temps desormais parlant aux simples femmes de labour es villages auquelles n'est mestier deffendre les grans paremens ne oultrageux habitz. Car de ce sont bien gardees & non pourtant quoy que elles soyent nourries communement de pain bis de lart de potage & de eaue abuvrees & que assés de peine trayent est leur vie plus seure & en plusgrant souffisance que de telles sont bien hault assises. Et pource que toute creature de quelque estat qu'elle soit a mestier d'introduction & bien vivre nous plaist que elles soyent participans en nos leçons si leur dirons ainsi entendés simplettes femmes qui demourés es villaiges es platz païs ou es montaignes qui ne povez mye souvent ouÿr ce que l'eglise admoneste a toute creature pour son sauvement si n'est par vos curés ou chapelains au dimenche au prosne en brief sicomme dire le scevent retenés nostre leçon a vous adrecee s'il est ainsi que aller puisse jusques a vos oreilles affin que ignorance qui vous peut decevoir par faulte de plus sçavoir ne vous destourner de sauvement. Si devés sçavoir tout premierement qu'il est ung seul dieu tout puissant tout bon tout juste & tout saige a qui nulles choses sont celees qui rend guerdon a toute personne ou de bien ou de mal selon ce qu'il a deservy celuy seul doit estre parfaictement aimé & servy. mais pource qu'il est tant bon qu'il a aggreable tout service que bon cueur luy presente & tant saige qu'il scet la possibilite des gens luy suffit que chascun face vers luy selon sa possibilité & souffist mais que le cueur y soit. Et pource entre vous de qui il est necessité que le monde soit secouru au labour qui est pour la sustentacion vie & nourrissement de toute creature humaine parquoy ne povés tant vacquer ne entendre a le servir en faisant jeusnes disans oraisons ne aller a l'eglise comme autres femmes de bonnes villes & toutesvoyes avés aussi bien besoing de sauvement que autres ont comment doncques qui les servés par autre voye sicomme nous vous dirons / c'est assavoir en cueur & en voulenté en faitz en dis et en pensee. C'est assavoir en tant que vous l'aimez de tout vostre cueur vous garderés de faire a vos voisines ou autres gens ne que vouldriés qu'ilz vous feissent & que de ce admonnestés bien vos marys / c'est assavoir quant ilz labourent terres pour autruy qu'ilz le facent bien & loyaulment comme pour eulx feroient & se c'est a moisson payent leur maistre du froment qui aura creu en la terre si tel est le marchié & non mye mesler seigle avec & faire entendant que autre n'a rendu / ne mucent pas les bonnes brebis ne les meilleurs moutons ches les voisins ou autre part pour payer le maistre quant vient au partaige des pires ne face acroire que mortes sont par luy / luy monstrer les peaux d'autres bestes ne le payent des pires toisons des laines / ne mauvais compte ne luy rendent de ses voitures ne de ses choses ou de sa volaille. & ne voisent coupper en aultruy bois sans congié pour lever leurs maisons / & quant vignes prennent a faire soyent diligent de les faire de toutes façons & en bonne saison. Et quant ilz seront commis pour leurs maistres de prendre des autres ouvriers s'ilz les louent six blans le jour ne face mye acroire que sept coustent et ainsi de toutes telles choses les bonnes femmes doivent adviser leurs marys qu'ilz s'en gardent / car ilz se damneroyent & par bien faire & loyaulment leur labeur prennent en gré leur vie sans faille ilz se sauvent & est vie bonne & aggreable a dieu & elles mesmes leur doivent aider en ce que elles pevent & bien garder qu'elles ne voisent ne seuffrent aller leurs enfans rompant hayes pour en autruy courtilz embler les raisins par nuyt ou par jour / ne autruy fruitaiges / ne quelconques courtillaiges ne autres choses / ne leurs bestes ne mettent paistre en gaignages ne au prés de leurs voisins ne quelconques chose ne tollent autruy ne qu'elles vouldroient que on leur tollist. voisent a l'eglise le plus qu'elles pourront & payent a dieu loyaulment leurs dismes & non mye des pires choses & dient des patenostres paisibles soient avec les voisins sans leur faire dommage en plait pour pou de chose. Si que assés de villages font que ja ne seront aises se ilz ne plaident croyent bien en dieu & ayent pitié de ceulx a qui verront mal avoir & par ces voyes tenir si pourront les bonnes gens sauver tant hommes comme femmes.
La fin & conclusion d'icelluy livre.
A tant se teurent les trois dames qui a coup s'evanoyrent & je christine demouray presque lassee par longue escripture. mais tresrejouye regardant la tresbelle oeuvre de leurs dignes leçons lesquelles de moy racapitulees veues & reveues me apparoient estre de mieulx en mieulx tresproffitables au bien & augmentation des meurs & vertueux en accroissement d'honneur aux dames & a toute l'université des femmes presens & advenir la ou se pourroit ceste dicte oeuvre estendre & estre veue Et pource se moy leur servante ja ne soye suffisante pour tousjours selon mon usaige m'employer au service du bien d'elles si que continuellement je le desire me pensay que ceste noble oeuvre multipliroye par le monde en plusieurs coppies quelque en fust le coust seroit presentee en divers lieux. A roynes princesses & haultes dames affin que plus fust honnoree & essaucee si qu'elle en est digne & que par elle peusse estre semee entre les autres femmes laquelle dicte pensee & desir mys a effect si que ja est entreprins sera espandue et publié en tous pays tant soit elle en langue françoise / mais par ce que ladicte langue est plus commune par l'universel monde que quelconques autre ne demoura pourtant vague & non utille nostre dicte oeuvre qui durera au siecle sans decheement par diverses copies. si la verront & orront vaillans dames & femmes d'auctorité au temps present & en celluy advenir qui prieront dieu pour leur servante christine desirans que de leur temps fust sa vie au siecle ou que veoir la puissent ausquelles toutes plaise que tant que au monde sera vivant la vueillent avoir en grace & memoire par amyables salus prians a dieu que par sa pitié soit favorable de mieulx en mieulx a son entendement si que telle lumiere de science & vraye sapience luy ottroye que employer le puisse tant que ça jus aura duree au noble labeur d'estude & l'essaucement & elevation de vertus en bons exemples a toute humaine creature. Et aprés ce que l'ame du corps sera partie en merite & guerdon de son service leur laisse offrir a dieu pour elle patenostres oblacions & devotions pour l'alegement des peines par ses deffaultes deservies si qu'elle soit presentee devant dieu au siecle sans fin lequel vous octroit.
Amen.
Colophon de l’édition de 1503
Cy finist le tresor de la cité des dames selon dame christine Imprimé a Paris par Michel le noir libraire demourant sur le pont saint Michel a l'ymage saint Jehan l'evangeliste. Le .iiii. jour de decembre. L'an mil cinq cens & trois.
Direitos e proveniência
Seleção do Livro das Três Virtudes de Christine de Pizan, falecida por volta de 1430, na edição impressa em Paris por Michel Le Noir a 4 de dezembro de 1503 com o título Le Trésor de la cité des dames: prólogo de Christine, capítulos 8, 47 e 51 da numeração contínua desta edição, conclusão e cólofon; não é a obra completa. A ortografia e a pontuação do impresso são conservadas; os transcritores distinguiram i/j e u/v, acrescentaram acentos, cedilhas e apóstrofos, desenvolveram as abreviaturas e corrigiram as gralhas evidentes. Não é uma edição crítica moderna. O prólogo do impressor e o índice estão excluídos do texto de leitura; uma passagem do capítulo 35 que os transcritores tomaram de outra edição foi retirada do ficheiro de origem. O ficheiro Project Gutenberg, os seus créditos e a sua licença estão conservados em /texts/three-virtues-le-noir-fr-source.txt. Fonte verificada a 30 de outubro de 2026; as regras podem diferir fora de França.
Texto histórico no domínio público em França. Fonte e condições Project Gutenberg conservadas.
Consultar a edição de origemDescarregar a fonte e os respetivos avisos