Mark Aurel / Textsprache : Französisch

Pensées pour moi-même

Text / Übersetzung : Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (1805–1895) · Ausgabe : 1876

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Quelle und Ausgabe

Livre V (Fortsetzung)

XXIX. Dans le monde où tu es, il t’est toujours possible de vivre pendant que tu y restes, ainsi que tu comptes vivre après que tu en seras sorti[73]. Que si les hommes ne t’en laissent pas la liberté, alors résous-toi de sortir de la vie, de telle sorte néanmoins que tu ne croies pas en cela souffrir le moindre mal. — « Il y a ici de la fumée ; je quitte la place[74]. » Crois-tu que ce soit là une bien grande affaire ? Mais tant que rien de semblable ne me force à sortir de ce lieu, j’y demeure, jouissant de ma pleine liberté[75] ; et qui que ce puisse être ne m’empêchera jamais d’accomplir ce que je veux. Or, je veux, conformément à la nature de l’être doué de raison et faisant partie de la société universelle.

XXX. L’esprit qui anime l’univers est essentiellement ami de l’association[76] ; c’est dans ce but qu’il a créé les choses inférieures en vue des choses plus relevées ; et que ces choses meilleures, grâce à lui, se combinent si bien entre elles. Tu peux t’en convaincre et voir comment il les a subordonnées et coordonnées les unes aux autres, réparti à chacune d’elles ce qu’elles doivent régulièrement avoir, et ménagé entre les principales une mutuelle harmonie[77].

XXXI. Comment jusqu’à ce jour t’es-tu comporté[78] envers les Dieux, avec tes parents, avec tes frères, ta femme, tes enfants, tes maîtres, tes gouverneurs, tes amis, tes proches, tes serviteurs ? As-tu observé toujours à leur égard le précepte :

« Jamais ne dire ou faire aucun mal à personne[79] ? »

Rappelle en ta mémoire toutes les épreuves par où tu as passé, et celles que tu as supportées énergiquement ; souviens-toi que l’histoire de ta vie est déjà pleine et que ton service est accompli ; compte toutes les belles choses que tu as vues, tous les plaisirs et toutes les peines que tu as surmontées en les bravant, toutes les distinctions que tu as dédaignées, et aussi tous les ingrats[80] que tu as comblés de tes bienfaits.

XXXII. Comment des âmes incultes et ignorantes peuvent-elles troubler une âme savante et cultivée[81] ? Mais qu’est-ce qu’une âme savante et cultivée ? C’est celle qui comprend le principe et la fin des choses, qui comprend la raison répandue dans la création entière[82] et gouvernant l’univers, lequel est soumis aux révolutions périodiques que cette raison lui a prescrites de toute éternité.

XXXIII. Encore un instant[83], et tu ne seras plus que poussière, un squelette, un nom, et bientôt pas même un nom ; car la renommée n’est qu’un bruit et un écho qui s’évanouit. Toutes les choses qu’on recherche si ardemment dans la vie sont bien vides, bien corrompues, bien mesquines, roquets qui se mordent, enfants qui se querellent sans cesse, riant un instant pour pleurer l’instant d’après. La bonne foi et la pudeur[84], la justice et la vérité,

« Remontant vers l’Olympe[85] ont déserté la terre. »

Quel motif peut donc encore te retenir ici-bas ? Ne vois-tu pas que les objets que nos sens perçoivent sont dans un changement continuel, qui ne s’arrête jamais ; que nos sens n’ont que des perceptions obscures, sujettes à mille erreurs ; que le souffle qui nous anime n’est qu’une vapeur de notre sang ; et que la gloire, qu’on recherche auprès d’êtres si fragiles, n’est qu’une fumée vaine ? Qu’est-ce donc que tout cela ? Tu te résignes à attendre l’heure où tu devras t’éteindre ou te transformer. Mais jusqu’à ce moment, qu’on doit subir, que te faut-il ? Une seule chose et rien de plus : honorer et bénir les Dieux[86], faire du bien aux hommes, et les supporter, ou t’en éloigner. Et quant à tout ce qui est en dehors des bornes de ta pauvre personne et de ton pauvre esprit, bien savoir que cela ne t’appartient pas et ne dépend pas de toi[87].

XXXIV. Il t’est toujours permis de couler une vie heureuse et bonne[88], puisque tu peux toujours poursuivre ton chemin, et, tout en fournissant ton chemin, penser et agir. Voici deux points communs entre l’âme de Dieu et celle de l’homme[89] ; en d’autres termes, voici les attributs de l’âme de tout être doué de raison : le premier, c’est de n’être jamais entravée par un autre[90] ; le second, c’est de placer le bien dans la volonté et la pratique de la justice, et de borner là tous ses désirs[91].

XXXV. Quand une chose n’est pas le fait de ma méchanceté actuelle[92] ou la conséquence de ma méchanceté antérieure, et qu’elle ne peut pas être nuisible à la communauté[93], pourquoi aurais-je à m’en préoccuper ? Quel tort peut-elle faire à l’ordre commun de l’univers ?

XXXVI. Ne pas se laisser emporter aveuglément à son imagination[94], mais se défendre contre elle du mieux possible et selon les occurrences. Que si, dans les occasions indifférentes, on est vaincu, ne pas s’imaginer qu’en cela même on ait subi un tort irréparable. C’est l’habitude qui est mauvaise[95]. Mais toi comme ce vieillard qui, sur le point de sortir de la vie, s’enquérait de la toupie de son petit-fils[96], se souvenant encore que cet enfant avait une toupie, toi aussi tu agis comme lui[97]. — « Mais, dis-tu, ma situation est si belle ! — Ô homme, ignores-tu donc ce qu’étaient les choses de la vie ? — Non pas ; mais les hommes en faisaient tant de cas ! — Et c’est pour de telles choses que tu as perdu la raison ! » — Et moi aussi, je l’ai jadis perdue[98] ; mais en quelque endroit que je fusse relégué, j’ai pu y vivre en homme bien partagé ; or être bien partagé[99], c’est se faire à soi-même une belle part ; et la part la meilleure, ce sont les bonnes conduites de l’âme, les bons instincts et les bonnes actions.

Notes de la traduction de 1876 :

1. Quand tu as de la peine à te lever. Il est assez probable que ceci fait allusion à quelque habitude personnelle. D’ailleurs le conseil s’adresse à tout le monde ; et chacun de nous peut en profiter par les raisons très-solides que l’empereur se donne ici à lui-même. Voir plus loin, liv. VIII, § 12, la répétition des mêmes pensées à peu près.

2. Tu vas au-delà des bornes. C’est une observation qui s’applique parfaitement à notre vie actuelle, mais qui est fort ancienne, comme on le voit.

3. Les devoirs que la société impose à ses membres. C’est une préoccupation constante de Marc-Aurèle ; et elle découle naturellement de l’idée qu’il se fait des devoirs de l’homme en ce monde. La cité politique doit être l’image de la grande cité de l’univers ; et les devoirs qu’on y remplit sont la suite du devoir général que la nature impose à l’homme doué de raison et capable de sagesse.

4. Retrouver aussitôt un calme profond. Il faut une bien longue et bien sérieuse culture de l’âme, pour que l’on puisse rétablir si vite l’équilibre troublé par les accidents extérieurs.

5. Toute parole et tout acte qui est selon la nature. C’est-à-dire conforme à la raison. Le précepte est excellent ; et il apprend à braver ce qu’on appelle le respect humain, qui n’est souvent qu’une faiblesse.

6. Qu’une seule et même voie. C’est l’idée du bien dans toute sa généralité ; l’individu peut la réaliser en lui, ainsi qu’elle est déjà réalisée dans le monde.

7. Les sentiers que me trace la nature. En d’autres termes, Dieu.

8. Je me repose en tombant. Cette expression n’implique ni n’exclut la croyance à une autre vie.

9. En tombant… tombant sur cette terre. La répétition est dans le texte.

10. Je veux bien. Tous ces conseils sont excellents ; et chacun de nous peut en faire son profit.

11. À écouter ton malheureux corps. C’est une des causes les plus habituelles de nos faiblesses. La vie des anciens était en général beaucoup plus dure que la nôtre ; et le stoïcisme avait moins de peine à faire écouter ses sages remontrances et ses virils conseils, essentiellement spiritualistes.

12. Lui faire payer le service. La remarque est profondément juste ; pour la plupart des hommes, c’est un marché qu’ils entendent faire quand ils font le bien ; et il est assez rare que leur conduite ne soit pas un calcul. L’homme de bien au contraire ne mérite ce beau nom qu’en faisant le bien pour le bien seul, sans avoir jamais le moindre retour sur lui-même.

13. Pareil à la vigne qui porte sa grappe. Image gracieuse, tout à fait analogue à celles qui ont été déjà employées plus haut. Voir liv. IV, §§ 44 et 48.

14. L’homme qui a fait le bien. L’homme a un mérite particulier à faire le bien, puisqu’il peut aussi faire le mal ; ce que les animaux et les plantes ne peuvent pas.

15. Prière des Athéniens. C’est, je crois, le seul passage d’un auteur de l’antiquité où il soit parlé de cette prière. Pausanias affirme à diverses reprises que les Athéniens étaient le peuple le plus religieux de la Grèce ; et dans le livre Ier, ch. XXIV, § 3, p. 33, édit. Firmin Didot, il cite à Athènes une statue qui représentait la Terre demandant à Jupiter de faire tomber la pluie. La prière des Athéniens avait ceci de remarquable que chacun priait pour tous au lieu de prier pour soi seul. Pausanias semble même indiquer que la prière avait lieu en faveur de la Grèce entière.

16. Esculape. Ou plutôt le médecin particulier de ce malade, son Esculape.

17. Il n’y a qu’une seule et unique harmonie. Voir une pensée analogue plus haut, liv. IV, § 40.

18. De toutes les causes particulières. Et l’homme est une de ces causes, grâce à la liberté que Dieu lui a accordée.

19. La commune nature. En d’autres termes, la Providence, qui a tout réglé dans ses desseins infinis.

20. Aime également tout ce qui arrive. C’est un optimisme aussi sage que pratique. Les biens dont cette vie est comblée surpassent tellement les maux qui s’y rencontrent, que l’homme ne peut que remercier et bénir l’Être tout-puissant, qui la lui a donnée. De sa part, cette reconnaissance sincère est à la fois un acte de justice et de magnanimité. Il se fie à la bonté de Dieu et tient peu de compte des maux qu’il souffre, parce qu’ils entrent nécessairement dans le plan universel de la Providence. Mais cette foi imperturbable et résignée n’appartient qu’aux plus grandes âmes, Socrate, Épictète, Marc-Aurèle et quelques autres.

21. La santé du monde. Expression très-belle et très-juste.

22. Les voies de Jupiter. C’est ainsi que Milton, au début du Paradis perdu, a dit : « Justify the ways of God to men. » Jupiter, c’est ici Dieu, ou la Providence.

23. Celui qui gouverne l’univers. Dieu ici n’est plus confondu avec le monde, comme il semblait l’être dans quelques passages précédents, liv. IV, § 40 notamment. Voir plus loin le commencement du liv. VI, où cette pensée est encore plus nettement rendue. Sénèque a dit : « Nous cherchons une cause première et générale, laquelle doit être simple puisque la matière est simple. Nous demandons ce que c’est que cette cause. C’est une intelligence qui agit ; et de celle-là dépendent toutes les autres causes. » Épître LXV, à Lucilius. — Bossuet, citant l’Ecclésiaste, dans la Politique tirée de l’Écriture, liv. I, article 1er, a dit : « Le monde subsiste par cette loi : chaque partie a son usage et sa fonction ; et le tout s’entretient par le secours que s’entre-donnent toutes les parties. Nous voyons donc la société humaine appuyée sur ces fondements inébranlables : un même Dieu, un même objet, une même fin, une origine commune, un même sang, un même intérêt, un besoin mutuel, tant pour les affaires que pour la douceur de la vie. »

24. Ne pas se décourager. L’ascétisme chrétien n’a pas de conseil plus délicat, ni plus pratique. Il faut apprendre à bien faire, comme on apprend toutes choses ; et ici, il faut compter avec le temps, comme pour tout le reste. Tant que l’âme n’a pas perdu le sentiment du bien, elle peut se flatter de triompher, si elle a quelque persévérance.

25. L’éponge et le blanc d’œuf. C’étaient des remèdes usités contre l’ophtalmie.

26. Les résolutions de la noble faculté. Le libre arbitre, grandeur et péril de l’homme, qui peut choisir entre le bien et le mal.

27. Des philosophes. Il s’agit évidemment des sceptiques et des pyrrhoniens ; mais sans nier absolument l’impossibilité de la science, bien d’autres en avaient tout au moins signalé les difficultés, souvent insurmontables. Empédocle avait été un des premiers à s’en plaindre ; et sa mort, vraie ou supposée, semblait indiquer qu’il désespérait de la science. Après lui, les sophistes, les académiciens, Pyrrhon, Ænésidème, avaient soutenu et propagé le scepticisme. C’est une querelle aussi vieille que l’esprit humain ; mais ce qu’il y a de rassurant, c’est que ceux-là même qui nient la science sont obligés d’en faire pour la combattre. La vérité, c’est qu’en effet la science de l’homme n’est rien, si on la compare à l’infini ; mais elle est considérable et s’accroît de jour en jour, si on la compare à elle-même et que l’on regarde à ses progrès.

28. D’un débauché, d’une courtisane. Marc-Aurèle pouvait se rappeler les excès de tout genre auxquels s’étaient livrés les empereurs qui l’avaient précédé, sans parler de tant d’autres exemples presque aussi déplorables, que lui offrait l’histoire. Voir plus haut, liv. II, § 11.

29. Des gens avec qui tu vis. On peut voir plus haut le début du liv. III, § 1.

30. Mon Dieu. C’est l’expression même du texte ; et ce seul passage prouverait que Marc-Aurèle n’a pas toujours confondu Dieu et le monde, sur les pas du stoïcisme.

31. Le génie que je porte en moi. L’expression de Marc-Aurèle n’est pas tout à fait aussi développée.

32. Qui puisse me forcer à violer leurs lois. C’est la forteresse inexpugnable de la conscience. Mais tout le monde ne sait pas la défendre, même parmi les philosophes.

33. À quoi donc est-ce que s’applique mon âme en ce moment ? Voir plus haut, liv. III, § 4, une pensée presque pareille sous une forme différente. Cet examen de conscience, cette confession à soi-même est fort utile, si elle n’est pas toujours très-flatteuse.

34. L’âme d’un tyran. On peut supposer que Marc-Aurèle aurait adressé des conseils si sages à plus d’un empereur, tyran, brute, ou bête féroce, comme Tibère sur la fin de sa vie, Caligula, Vitellius, Néron, etc. Sénèque a dit : « Faites, dit Épicure, toutes choses comme si quelqu’un vous regardait. Il est sans doute très-utile d’avoir quelqu’un auprès de soi que vous regardiez comme s’il était présent à vos pensées. Mais il est beaucoup plus honorable de vivre comme si vous étiez en la présence de quelque homme de probité. » Épître XXV, à Lucilius.

35. Ces biens prétendus. La distinction des vrais et des faux biens a d’abord été faite par le platonisme. L’École stoïcienne a recueilli principalement cet héritage, si digne d’elle et si pratique.

36. La sagesse, la tempérance, la justice et le courage. Ce sont les quatre parties essentielles de la vertu, selon Socrate.

37. Le mot du poëte. On ne sait pas à qui Marc-Aurèle emprunte cette citation ; mais c’est un poëte qui a quelque chose de la crudité d’Aristophane.

38. Deux éléments. L’esprit et la matière.

39. Ne peut se perdre dans le néant. La pensée est juste dans sa généralité ; mais elle n’est pas assez précise. La grande question pour l’homme est de savoir si sa personnalité subsiste après la mort ; et quand on comprend la notion vraie de ce qui constitue l’esprit, la réponse ne peut être douteuse, et la persistance de la personne est une sorte d’axiome. Marc-Aurèle ne se prononce pas assez nettement sur ce point ; et le destin qu’il semble préparer à l’âme ne semble pas différer du néant, quoi qu’il en dise.

40. Et ainsi de suite à l’infini. Ceci n’est vrai que pour la partie matérielle de notre être.

41. Qui m’a fait être ce que je suis. C’est vrai ; mais le changement lui-même a dû avoir une origine ; et il faut toujours remonter à la première cause, c’est-à-dire, à Dieu.

42. À des révolutions périodiques. Nous devons le croire ; mais l’expérience des hommes est encore si courte que la science ne saurait déjà se prononcer. Ce qui est certain, c’est que le monde est soumis à des lois constantes et éternelles.

43. La raison et l’art qui enseigne à raisonner. Ce paragraphe ne se rattache ni à ce qui précède, ni à ce qui suit. Il est sans doute déplacé ; et par le sujet qu’il traite, il est tout à fait étranger à la série des pensées ordinaires de Marc-Aurèle. L’idée n’en est pas très-juste ; car la logique n’apprend guère à raisonner ; elle apprend bien plutôt comment on raisonne. Voir ma préface à la traduction de la Logique d’Aristote.

44. Des choses qui n’appartiennent pas essentiellement à l’homme. La pensée est peut-être exprimée d’une façon obscure ; mais elle n’en est pas moins juste. C’est toujours la distinction des vrais et des faux biens, des biens extérieurs et des biens de l’âme. Ce sont ces derniers qui appartiennent exclusivement et essentiellement à l’homme. Marc-Aurèle aurait mieux fait de les énumérer les uns et les autres, pour que la distinction fût plus claire et plus pratique.

45. Des choses de cette espèce. Richesse, santé, force, gloire, etc.

46. Plus on a de vertu. En effet la vertu consiste surtout dans la résistance de l’âme aux exigences de la matière et du corps.

47. Les pensées que tu nourriras habituellement. De là, la nécessité d’écarter de l’âme, autant qu’on le peut, toutes les pensées mauvaises qui la flétrissent et la diminuent, pour y entretenir celles qui la grandissent et la purifient. J’ai déjà fait remarquer que Marc-Aurèle avait, parmi les vertus de sa mère, signalé sa constante attention à toujours écarter de son cœur toutes les pensées du mal, liv. I, § 3.

Rechte und Herkunft

Texte intégral des douze livres et notes de la traduction de 1876, publiée à Paris chez Germer-Baillière. Marc Aurèle et Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, mort en 1895, sont dans le domaine public en France. Transcription Wikisource réutilisée avec attribution ; les éventuelles contributions protégées restent sous CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/). Seuls les retours à la ligne et la présentation ont été adaptés. Sources, liens vers les versions et mentions conservés dans /texts/meditations-barthelemy-fr-source.txt. Vérifié le 28 octobre 2026 ; les règles peuvent différer hors de France.

Historical text: public domain in France. Wikisource transcription: attribution / CC BY-SA 4.0 where applicable.

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