AvicennePhilosophie islamique · falsafa péripatéticienneGUIDE DE LECTURE · Pour approfondir · 11 min

La médecine comme science

Examinez comment le Canon définit la médecine, ordonne le savoir du corps des principes aux cas particuliers et fixe des règles pour éprouver les remèdes.

Introduction originale. Ce guide accompagne la lecture de l’œuvre et n’en constitue ni le texte intégral ni une traduction.

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Situer le texte

Commencé à Jurjan vers 1012 et poursuivi à Rayy et à Hamadan, le Canon est traduit en latin par Gérard de Crémone à Tolède au douzième siècle. Imprimé en latin dès 1473 et en arabe à Rome en 1593, il demeure un manuel des universités européennes jusqu’au dix-septième siècle. Cette encyclopédie médicale ordonne le savoir d’Hippocrate, de Galien et des médecins du monde islamique en cinq livres : les principes généraux de physiologie, d’hygiène et de thérapeutique ; les remèdes simples ; les maladies de chaque organe, de la tête aux pieds ; les affections qui touchent le corps entier, comme les fièvres ; enfin les remèdes composés.

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Suivre les arguments

Tempérament : La santé est le juste équilibre du tempérament et des humeurs propres à chaque corps, que le médecin lit à travers des signes comme le pouls, les urines et le teint. Éprouver les remèdes : Le deuxième livre fixe les conditions d’essai d’un médicament : une substance pure, une maladie simple, des essais répétés et des effets observés sur l’être humain plutôt que déduits de l’animal. Théorie et pratique : La médecine reçoit ses principes de la philosophie naturelle sans les démontrer, et sa partie pratique reste une forme de savoir, qui guide la conservation et le rétablissement de la santé.

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Continuer la lecture

Lisez la définition de la médecine et les chapitres sur les tempéraments du premier livre, puis les règles d’essai des remèdes du deuxième, en traitant l’ensemble comme une source historique, non comme un conseil médical. Commencé à Jurjan vers 1012 et poursuivi à Rayy et à Hamadan, le Canon est traduit en latin par Gérard de Crémone à Tolède au douzième siècle. Imprimé en latin dès 1473 et en arabe à Rome en 1593, il demeure un manuel des universités européennes jusqu’au dix-septième siècle.

L’idée à garder.

Le Canon traite la médecine comme une science ordonnée qui unit la théorie héritée à l’observation attentive et à l’essai répété.

À votre tour de penser.

  1. Qu’emprunte le médecin à la philosophie naturelle, et que doit-il apprendre de l’expérience ?
  2. Quelles conditions d’essai d’un médicament paraissent encore solides, et lesquelles dépendent de la théorie des tempéraments ?
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