Marc Aurèle / Langue du texte : français

Pensées pour moi-même

Texte / traduction : Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (1805–1895) · Édition : 1876

Ces textes historiques peuvent employer une orthographe ou un vocabulaire anciens. L’édition d’origine est conservée : il ne s’agit pas d’une nouvelle traduction.

Source et édition

Livre XII (suite)

XXIII. Une action isolée, quelle qu’elle soit, quand elle cesse en son temps, ne souffre en rien dans le mérite qu’elle peut avoir, par cela seul qu’elle a cessé ; celui qui a fait cette action ne souffre pas davantage par ce motif unique que cette action a dû cesser d’être. En vertu de la même raison, cet ensemble d’actes successifs qui est ce qu’on appelle la vie[59], n’est pas mis à mal par cela seul qu’il cesse son cours, pas plus que ne souffre celui qui met un terme opportun[60] à cet enchaînement d’actions qui se suivent. C’est la nature qui marque le temps opportun[61] et la limite. Parfois, c’est la constitution même de chaque individu, quand il sent le poids de la vieillesse. Mais, d’une manière générale, c’est la nature universelle qui nous prescrit ce terme inévitable, parce qu’il faut que ses parties changent perpétuellement, pour que le monde dans sa totalité soit éternellement jeune et florissant[62]. Or tout ce qui est dans l’intérêt de l’ensemble[63] est toujours bon et vient toujours à point. Donc la cessation de la vie n’est un mal pour personne, parce qu’elle n’a rien de honteux, attendu qu’elle est absolument involontaire[64] et qu’elle ne blesse en quoi que ce soit l’intérêt de la communauté[65]. On peut même dire qu’elle est un bien[66], du moment qu’elle est opportune et utile pour l’ensemble des choses, et qu’elle rentre dans leur cours régulier. C’est qu’en effet l’homme est porté par la main de Dieu, quand il se porte vers le même but que Dieu lui-même, et qu’en pleine connaissance de cause, il s’associe à ses desseins[67].

XXIV. Voici trois idées[68] qu’il faut toujours avoir présentes à l’esprit.

Dans tout ce que tu fais, n’agis jamais sans réflexion[69], ni autrement que ne le ferait la justice même[70]. Dans les événements extérieurs, dis-toi toujours qu’ils viennent ou du hasard ou de la Providence ; et il n’y a, ni à se plaindre du hasard, ni à accuser la Providence[71].

En second lieu, considère un peu ce qu’est un être quelconque depuis le moment qu’il est à l’état de simple germe, jusqu’à celui où il reçoit une âme[72], et depuis le moment où l’âme lui est donnée jusqu’au moment où il doit la rendre ; et vois de quels éléments il est composé, et en quels éléments il se dissout !

En troisième lieu, suppose qu’en t’élevant tout à coup, au sommet des airs, tu puisses contempler à tes pieds les choses humaines, observant cette infinie variété sous toutes ses faces, et embrassant d’un regard tout ce que l’air et l’éther renferment dans leur vaste sein ; ne te dirais-tu pas, toutes les fois que tu t’élèverais, en ayant sous les yeux ce spectacle toujours uniforme et toujours passager : « Voilà donc les objets de notre orgueil ! »

XXV. Mets de côté l’idée que tu te fais des choses[73], et te voilà sauvé. Et qui peut t’empêcher encore de la mettre de côté ?

XXVI. Quand tu ressens de la peine à supporter ce qui t’arrive, c’est que tu oublies que tout sans exception se produit selon les lois de la nature universelle[74] ; que la faute est ailleurs qu’en elle[75] ; tu oublies en outre que ce qui se passe aujourd’hui s’est toujours passé[76] comme tu le vois, se passera toujours de même, se passe ainsi partout à cette heure ; tu oublies que l’homme est uni à tout le genre humain par une parenté étroite, qui ne vient pas d’une communauté de sang et de race, mais d’une communauté d’intelligence[77]. C’est que tu ne penses pas non plus que l’intelligence en chacun de nous est Dieu[78], de qui nous sommes tous sortis ; que rien n’appartient en propre[79] à quelque être que ce soit, et que c’est de Dieu que nous viennent[80], et notre enfant, et notre corps, et notre âme ; que les choses ne sont que ce que les font nos idées[81] ; et enfin que chacun de nous ne vit absolument que dans le moment présent, et que c’est ce présent seul que nous pouvons perdre[82].

XXVII. Repasser sans cesse en sa mémoire le souvenir de ceux qui se sont signalés[83] par la fureur de leurs emportements, par l’éclat de leur gloire, par l’excès de leurs malheurs, par leurs rivalités, ou par des destinées extraordinaires en quelque genre que ce soit ; puis se demander : « Où tout cela est-il maintenant[84] ? » Fumée, poussière, bruit de paroles vaines, et plus même de bruit. Qu’on se représente encore, si l’on veut, tout ce côté des choses : un Fabius Catullinus, retiré dans sa campagne, un Lucius Lupus dans ses jardins, un Sterlinius à Baies, un Tibère à Caprée[85], un Vélius Rufus, ou telles autres personnes, si vantées en quelque façon qu’elles le fussent. Que le but de tant d’efforts était misérable ! Et qu’il est cent fois plus sage de s’appliquer, dans la condition qui vous est faite, à être juste, sobre en tout, et obéissant à la volonté des Dieux avec une simplicité absolue ! Car l’orgueil le plus orgueilleux[86] et le plus insupportable est celui qui se cache sous les dehors de la modestie.

XXVIII. Si l’on te demande : « Où donc as-tu vu les Dieux[87], et d’où as-tu appris leur existence, pour les adorer comme tu le fais ? » Réponds : « D’abord les Dieux sont visibles à tous les regards[88] ; et ensuite, sans avoir jamais vu mon âme[89], je ne l’en respecte pas moins. Pour les Dieux, il en est absolument de même ; et comme je trouve partout des marques de leur puissance[90], ce témoignage me suffit pour conclure qu’ils existent, et pour les adorer. »

XXIX. Le salut de notre vie, c’est de savoir, pour chaque objet, ce qu’il est dans la totalité des choses, la matière dont il est fait, et la cause d’où il vient ; c’est de pratiquer la justice de toute notre âme[91], et de ne jamais dire que la vérité. Que voudrait-on de plus ? N’est-ce donc pas jouir pleinement de l’existence que de faire succéder sans interruption une bonne œuvre à une bonne œuvre, en ne laissant pas entre elles le moindre vide ?

XXX. Il n’y a qu’une seule et même lumière du soleil, bien qu’elle se divise en se répandant sur nos maisons, sur les montagnes, et sur des millions d’objets. Il n’y a également qu’une seule et même substance[92], bien que se partageant individuellement en des milliers de corps. Il n’y a qu’une seule vie, bien qu’elle se répartisse à des milliers de natures diverses, et s’y détermine de mille manières. Enfin il n’y a qu’une seule âme intelligente[93], bien qu’elle semble disséminée à l’infini. Entre toutes ces parties différentes de l’univers, il en est, par exemple le souffle vital ou les objets purement matériels, qui sont insensibles, et qui restent mutuellement étrangères les unes aux autres, quoique d’ailleurs toutes ces choses soient également soumises au principe raisonnable qui les embrasse, et à la force de pesanteur qui les entraîne indistinctement vers un même centre. Mais le propre de notre intelligence[94], c’est de nous pousser à nous unir avec nos semblables, à nous constituer entre nous, et à ne jamais perdre notre sympathie commune.

XXXI. Que peux-tu chercher encore ? Est-ce à continuer de vivre ? Mais sentir ? Mais vouloir ? Et grandir ? Et diminuer, après avoir grandi ? Et faire usage de la parole ? Et penser ? De toutes ces facultés, quelle est celle qui te semble la plus digne de justifier ton désir ? Mais s’il n’en est pas une que tu ne sois prêt à dédaigner, arrive-s-en donc enfin au terme suprême, qui est d’obéir à la raison et à Dieu[95]. Et quand on adore Dieu et la raison, n’est-ce pas une contradiction flagrante[96] que de se désoler, parce que la mort vient nous ravir l’usage de toutes ces facultés ?

XXXII. Quelle infime parcelle chacun des êtres n’ont-ils pas reçue dans la durée du temps insondable et infini[97] ! En un instant, ils disparaissent engloutis dans l’éternité. Quelle parcelle infime de la substance totale ! Quelle parcelle infime de l’âme universelle ! Quelle misérable portion du globe entier n’est pas la motte de terre[98] où tu es condamné à ramper ! En pesant tout cela dans ton cœur, comprends qu’il n’est au monde rien de grand, si ce n’est d’agir comme le veut ta nature particulière et d’accepter[99] ce que produit la commune nature.

XXXIII. Quel usage ton âme fait-elle d’elle-même[100] ? Tout est là[101]. Quant au reste, volontaire ou involontaire, ce n’est jamais que cadavre et fumée[102].

XXXIV. Rien ne peut nous inspirer plus sûrement le mépris de la mort que de voir que ceux-là même qui font du plaisir un bien[103], et de la douleur un mal, ont cependant pour la mort un mépris souverain.

XXXV. Quand on ne trouve bon que ce qui vient en son temps[104] ; quand on regarde comme parfaitement égal[105] d’accomplir un nombre plus grand ou un nombre moindre d’actions conformes à la droite raison ; quand on ne met nul intérêt à voir le monde[106] plus ou moins longtemps ; quand le cœur est ainsi disposé, la mort n’a plus rien qui puisse nous inspirer de crainte[107].

XXXVI. Ô homme, tu as été le citoyen de cette grande cité[108] ; que t’importe de l’avoir été cinq ans, ou seulement trois[109] ? La règle qui est conforme aux lois est égale pour tous. Dès lors, quel mal y a-t-il à ce que tu sortes de la cité, d’où t’éloigne non point un tyran, non point un juge inique, mais la nature même[110], qui t’y avait introduit ? Ce n’est qu’un acteur quittant la scène, quand il reçoit congé du chef de la troupe[111] qui le commandait. — « Mais, je n’ai pas joué mes cinq actes ! je n’en ai joué que trois. » — « Tu les as bien joués ; et dans la vie, parfois, la pièce est complète avec trois actes seulement ; car Celui-là[112] marque le terme où tout est accompli, qui naguère avait décidé que des éléments seraient combinés, et qui décide aujourd’hui qu’ils seront dissous. Quant à toi, tu n’es pour rien[113], ni dans un cas, ni dans l’autre. Pars donc, le cœur serein ; car Celui qui te délivre est plein d’une bienveillante sérénité[114]. »

Notes de la traduction de 1876 :

1. Tu peux te procurer immédiatement. C’est à lui-même que Marc-Aurèle adresse ces conseils plus encore qu’il ne les adresse à son lecteur ; car il ne faut point oublier que c’est pour lui seul qu’il écrit et pour régler sa propre conscience. Ce n’est pas un auteur qui parle au public, ni un moraliste qui fait la leçon aux autres ; c’est une âme sérieuse et attentive qui veut se rendre compte intimement de ce qu’elle est et de ce qu’elle doit être.

2. Le passé. Sur lequel nous ne pouvons plus rien, mais qui peut encore nous être utile par les leçons qu’il renferme.

3. Laisser l’avenir à la Providence. Sans cesser de coopérer à notre propre conduite.

4. Le seul présent. Qui seul nous appartient, bien qu’il nous échappe à tout instant. Voir plus bas, § 26.

5. La nature. En d’autres termes, Dieu.

6. Pour que tu dises toujours le vrai. C’est un des préceptes principaux de la sagesse pratique ; et l’amour imperturbable de la vérité est une des premières conditions de la vertu, qui doit avoir en horreur tout mensonge et toute fausseté.

7. Et dont ce qui en souffre a seul à s’inquiéter. L’âme doit opposer une patience invincible aux maux du corps, mais ne pas s’en troubler. Voir plus haut la même pensée, liv. VIII, § 40, et liv. VI, § 32.

8. Uniquement occupé de l’âme. Marc-Aurèle a pratiqué, au moment de la mort, ce qu’il se recommande ici à lui-même et ce qu’il nous conseille.

9. De la partie divine de ton être. Voir plus haut, liv. V, § 21 et passim.

10. Du monde qui t’a produit. C’est-à-dire, de Dieu, qui t’a donné l’être et qui régit l’univers entier.

11. Dieu voit les âmes toutes nues. On ne peut dire mieux.

12. C’est par son intelligence toute seule. C’est la seule idée qu’on puisse se faire de l’action de Dieu sur les créatures, qu’il a produites. Tout esprit, c’est par là qu’il agit sur les esprits secondaires auxquels il a donné l’existence.

13. À imiter l’exemple de Dieu. C’est-à-dire, à voir ton âme et celle de tes semblables de la même manière que Dieu les voit, en écartant tout ce qui les entoure et les dérobe à la vue.

14. D’un vêtement, d’une maison… De là, le profond dédain du philosophe, d’un Socrate par exemple, pour tout ce qui est extérieur. Cependant il y a dans ce sage dédain une mesure que l’école cynique et le Stoïcisme lui-même n’ont pas toujours su garder. Cette limite est celle qu’imposent les convenances sociales et le respect humain. C’est une juste condescendance pour les opinions ou les faiblesses d’autrui. Voir plus haut, liv. VII, § 60.

15. Trois éléments. On peut distinguer en effet ces trois éléments ; mais on peut aussi les réduire à deux, l’âme et le corps. Le souffle vital, le principe de vie fait partie du corps, qui ne serait rien sans lui.

16. Il n’y a que le troisième qui soit réellement tien. Attendu qu’il est le seul dont nous puissions disposer en toute liberté.

17. Comme le dit Empédocle. Le vers d’Empédocle est déjà cité plus haut, liv. VIII, § 41.

18. Le génie qui te gouverne. La partie divine de notre être, comme il est dit plus haut, § 1.

19. Que de l’opinion des autres. C’est une réflexion qui a frappé aussi Pascal, et il explique cette apparente contradiction, dans ses Pensées, article 1, § 5 : « Il estime si grande la raison de l’homme que, quelque avantage qu’il ait sur la terre, s’il n’est placé avantageusement aussi dans la raison de l’homme, il n’est pas content. C’est la plus belle place du monde. » Mais Pascal ne compare pas, comme Marc-Aurèle, l’opinion qu’on a de soi à l’opinion qu’en ont les autres.

20. Nous respectons. Il y a bien là aussi quelque sentiment de crainte, quand l’âme n’est pas très-ferme.

21. Ne reviennent plus à la vie. La réponse que Marc-Aurèle fait à cette question est aussi la seule qu’on puisse y faire. Les choses sont ainsi, parce que Dieu a trouvé bon qu’elles le fussent. Mais la vie qui nous est accordée a d’autant plus de prix qu’elle est unique, et qu’il n’est plus possible de la recommencer. C’est là un témoignage de plus de la sagesse de Dieu. Ce qui donne si peu de valeur à la vie chez les peuples bouddhiques et même brahmaniques, c’est la croyance à la transmigration. Une existence qui peut avoir été précédée et qui peut être suivie de milliers d’autres, perd bien vite toute importance.

22. Eût été contraire à la justice et à la raison. C’est réellement chose impossible et absolument contradictoire.

23. Par l’habitude. C’est en effet un des instruments les plus puissants dont l’homme puisse se servir ; mais, au début, il faut beaucoup d’énergie ; et, dans la suite, beaucoup de constance.

24. L’état de corps et d’âme… La phrase est inachevée dans le texte, comme dans la traduction.

25. Le gouffre insondable du temps, soit en arrière, soit en avant. Pascal n’a rien dit de plus grand ni de plus vrai. Les deux abîmes de grandeur et de petitesse sont moins frappants que les abîmes de la durée.

26. Les causes toutes nues sans les écorces. Voir plus haut, § 2, des expressions toutes semblables. Toutes les réflexions indiquées dans ce paragraphe sont celles que Marc-Aurèle se recommande, et se propose d’avoir le plus habituellement présentes à l’esprit. Ce sont les objets de ses méditations les plus constantes et les plus utiles.

27. Exercé à tous les genres de luttes. C’est le Pancrace, espèce de lutte où les adversaires, n’ayant que leurs poings, ne pouvaient perdre ces armes naturelles, et s’en servaient jusqu’à la fin du combat.

28. Qui ne connaît qu’une seule manière de combattre. C’est la paraphrase du mot dont se sert le texte.

29. Leur matière, leur cause. Voir plus haut, liv. VII, § 54, et passim.

30. Quelle admirable puissance. La grandeur morale de l’homme a été profondément sentie par le Stoïcisme, dont Marc-Aurèle se fait ici l’écho en termes excellents

31. Ne faire que ce que Dieu doit approuver. En voulant toujours le bien, et en le pratiquant dans la mesure où on le peut.

32. Accepter toujours le destin. C’est la résignation et la confiance à la bonté de Dieu, sentiments que Marc-Aurèle recommande sans cesse. Sénèque les avait aussi recommandés avant lui.

33. Les Dieux ne font jamais rien de mal. En effet, les deux idées de mal et de Dieu sont contradictoires, parce que Dieu est la source infinie du bien. C’est, d’ailleurs, une théorie que le Stoïcisme avait empruntée à Platon et à Socrate.

34. Leurs fautes sont toujours involontaires. Théorie platonicienne, qui n’est pas toujours aussi vraie que charitable. Voir plus haut, liv. VII, § 22.

35. Ne s’en prendre jamais à personne. C’est l’absolue résignation, qui n’est pas sans danger, si elle mène à l’indifférence absolue.

36. Que de s’étonner de quoi que ce soit dans la vie. C’est le Nil mirari de la sagesse antique. Si l’âme est énergiquement préparée à tout, y compris la mort même, elle n’a à s’étonner de rien, parce qu’elle ne craint rien. La résolution morale fait ici plus encore que l’expérience ; les leçons de la philosophie sont plus puissantes que la pratique, si on les comprend bien et si on les accepte dans toute leur étendue.

37. Une nécessité aveugle. C’est le destin, dans le sens où l’avait entendu l’antiquité, jusqu’aux temps d’Anaxagore, de Socrate et de Platon.

38. Une Providence miséricordieuse. C’est la croyance du Stoïcisme, au temps de Marc-Aurèle, et surtout celle de Marc-Aurèle lui-même.

39. Une confusion infinie. C’est la négation de l’intelligence dans le monde.

40. Qui permet qu’on la fléchisse. Les sacrifices des anciens impliquaient essentiellement cette croyance.

41. De porter en toi une intelligence. C’est un fait que nous atteste irrécusablement la conscience, mais que quelques doctrines se sont obstinées à méconnaître.

42. Il ne l’emportera pas. C’est le même sentiment de stoïcisme inébranlable qui a inspiré les fameux vers d’Horace : « Si fractus illabatur orbis Impavidum ferient ruinæ ». Voir plus haut, dans ce livre, la fin du § 3.

Droits et provenance

Texte intégral des douze livres et notes de la traduction de 1876, publiée à Paris chez Germer-Baillière. Marc Aurèle et Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, mort en 1895, sont dans le domaine public en France. Transcription Wikisource réutilisée avec attribution ; les éventuelles contributions protégées restent sous CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/). Seuls les retours à la ligne et la présentation ont été adaptés. Sources, liens vers les versions et mentions conservés dans /texts/meditations-barthelemy-fr-source.txt. Vérifié le 28 octobre 2026 ; les règles peuvent différer hors de France.

Historical text: public domain in France. Wikisource transcription: attribution / CC BY-SA 4.0 where applicable.

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