Hildegarde de BingenMonachisme bénédictin · théologie visionnaireGUIDE DE LECTURE · Pour approfondir · 11 min

Nature et guérison

Découvrez comment la Physica classe plantes, pierres et animaux selon leurs qualités et relie la connaissance de la nature au soin du corps et de l’âme.

Introduction originale. Ce guide accompagne la lecture de l’œuvre et n’en constitue ni le texte intégral ni une traduction.

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Situer le texte

Rédigée vers 1150–1158, la Physica formait avec les Causae et curae un seul livre sur les subtilités des natures des créatures, divisé ensuite au fil de la transmission. Les manuscrits conservés sont tous postérieurs à sa vie et diffèrent par le contenu et l’ordre ; la première édition imprimée paraît à Strasbourg en 1533, et bien des plantes restent difficiles à identifier. En neuf livres, Hildegarde décrit les plantes, les éléments, les arbres, les pierres, les poissons, les oiseaux, les animaux terrestres, les reptiles et les métaux, en indiquant pour chacun sa qualité chaude ou froide, humide ou sèche, et son usage ou son danger pour la santé humaine. Plus de deux cents plantes ouvrent l’ouvrage, beaucoup sous leur nom allemand, avec remèdes, aliments et mises en garde.

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Suivre les arguments

Qualités : Chaque créature est décrite par son équilibre de chaud, de froid, d’humide et de sec, cadre qui permet de dire comment elle soigne le corps humain ou lui nuit. Savoir vernaculaire : Des noms allemands de plantes, de poissons et d’animaux côtoient le latin et conservent un savoir monastique et local des jardins, des forêts et des rivières du Rhin. Créées pour servir : La préface rappelle que tous les éléments servaient le premier être humain ; chaque plante, pierre ou bête est donc décrite selon le bien ou le mal qu’elle apporte aux hommes.

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Continuer la lecture

Commencez par la préface et une douzaine de chapitres du livre I sur les plantes, puis comparez un chapitre sur les pierres du livre IV, en lisant les remèdes comme un témoignage historique et non comme un conseil médical. Rédigée vers 1150–1158, la Physica formait avec les Causae et curae un seul livre sur les subtilités des natures des créatures, divisé ensuite au fil de la transmission. Les manuscrits conservés sont tous postérieurs à sa vie et diffèrent par le contenu et l’ordre ; la première édition imprimée paraît à Strasbourg en 1533, et bien des plantes restent difficiles à identifier.

L’idée à garder.

Pour Hildegarde, connaître la nature, c’est savoir ce qu’elle fait à l’être humain ; ses remèdes restent toutefois un témoignage historique, non une indication médicale.

À votre tour de penser.

  1. Que permet à Hildegarde d’expliquer, sur la santé et la maladie, le fait de décrire une plante comme chaude ou froide, humide ou sèche ?
  2. Où la Physica consigne-t-elle un savoir pratique et local, et où lit-elle la nature de façon morale ou symbolique ?
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