Mencius
Cultiver les germes de bonté que tout cœur porte déjà.
Mencius, de son nom Meng Ke, né dans le petit État de Zou, fut après Confucius lui-même le penseur confucéen le plus influent de l’époque des Royaumes combattants. Voyageant de cour en cour avec ses disciples, il soutint que la nature humaine est bonne, car tout cœur porte des germes de compassion, de honte, de déférence et de jugement moral, et que les souverains qui assurent la subsistance et la vertu de leur peuple obtiennent le mandat du Ciel.
La bonté fait-elle partie de la nature humaine, et que doit faire un souverain pour la laisser croître ?
L’essentiel
Une vie en quelques dates
Biographie- −372Naissance à Zou
- −320À la cour de Liang
- −289Mort
- 1190Les Quatre Livres
- 1394Un Mencius abrégé
Biographie
Mencius, de son nom Meng Ke, né dans le petit État de Zou, fut après Confucius lui-même le penseur confucéen le plus influent de l’époque des Royaumes combattants. Voyageant de cour en cour avec ses disciples, il soutint que la nature humaine est bonne, car tout cœur porte des germes de compassion, de honte, de déférence et de jugement moral, et que les souverains qui assurent la subsistance et la vertu de leur peuple obtiennent le mandat du Ciel.
Philosophie
Selon Mencius, tout cœur porte quatre germes (duan) : la compassion, la honte, la déférence et le sens du juste et de l’injuste. Cultivés, ils deviennent bienveillance, sens du juste, convenance rituelle et sagesse, aussi sûrement qu’une graine pousse quand on la soigne.
Guides de lecture
Des introductions originales pour entrer dans les œuvres, retrouver leurs enjeux et prolonger la réflexion.
Bibliographie
Œuvres, témoignages et lectures complémentaires sont distingués. Les dates renvoient à la rédaction ou à la première publication, selon les précisions indiquées.
Ce qui précède, ce qui suit.
Au-dessus de la ligne du temps, chaque arc plein marque une lecture attestée, vers l’amont comme vers l’aval ; les arcs en pointillé rapprochent des questions voisines.
Ses lectures1
Sa réception1
Questions voisines2
Une première lecture.
Germes de vertu, devoirs des rois
Suivez Mencius de son audience auprès du roi Hui jusqu’à l’enfant au bord du puits et à la montagne du Bœuf, et voyez comment une conception de la nature humaine fonde une politique exigeante.
Le Livre de MenciusLire Mencius avec Zhu Xi
Voyez comment le commentaire de Zhu Xi a fait du Mencius un texte central du savoir néoconfucéen et a reformulé ses germes et sa nature humaine en termes de principe et de qi.
Commentaires réunis de Zhu Xi sur le MenciusBons ou mauvais par nature : le défi de Xunzi
Lisez le chapitre de Xunzi contre Mencius et pesez deux conceptions confucéennes de la manière dont on devient bon : en développant ce qui est inné ou en le refaçonnant par les rites et les maîtres.
La réplique de Xunzi : la nature humaine est mauvaisePenseurs liés
- Ses lectures
- Sa réception
- Questions voisines