Commentaires réunis de Zhu Xi sur le Mencius
Le commentaire de Zhu Xi glose le Mencius expression par expression, choisit entre les interprétations antérieures et y ajoute les siennes. Il lit la bonté de la nature humaine à travers la formule de Cheng Yi selon laquelle « la nature est le principe » : chacun reçoit le même principe, mais le qi qui le porte diffère en clarté, de sorte que la culture morale doit dissiper ce qui obscurcit une nature originellement bonne.
Comprendre le texte
Zhu Xi (1130–1200) travailla pendant des décennies sur les Quatre Livres et fit imprimer ensemble, en 1190, ses commentaires des Entretiens, du Mencius, de la Grande Étude et de l’Invariable Milieu. En 1313, la cour des Yuan fit de ces interprétations la norme des examens mandarinaux, et elles restèrent la lecture officielle du Mencius jusqu’à l’abolition des examens en 1905.
Les points clés
- 01
La nature est le principe
À la suite de Cheng Yi, Zhu Xi identifie la nature humaine au principe que le Ciel confère à chaque être : sa bonté n’est pas une simple tendance, mais l’ordre même des choses présent en chacun.
- 02
Les germes comme bouts de fil
Zhu Xi glose les « germes » comme les bouts d’un fil : des sentiments tels que la compassion sont des indices visibles par lesquels se manifeste une nature intérieure qu’on ne peut voir directement.
- 03
Le qi reçu
Les différences de qualité morale viennent du qi clair ou trouble que chacun reçoit ; Zhu Xi cite la remarque des frères Cheng selon laquelle parler de la nature sans parler du qi est incomplet.
Explorer les idées en profondeur
Lire Mencius avec Zhu Xi
Voyez comment le commentaire de Zhu Xi a fait du Mencius un texte central du savoir néoconfucéen et a reformulé ses germes et sa nature humaine en termes de principe et de qi.
Situer le texte
Zhu Xi (1130–1200) travailla pendant des décennies sur les Quatre Livres et fit imprimer ensemble, en 1190, ses commentaires des Entretiens, du Mencius, de la Grande Étude et de l’Invariable Milieu. En 1313, la cour des Yuan fit de ces interprétations la norme des examens mandarinaux, et elles restèrent la lecture officielle du Mencius jusqu’à l’abolition des examens en 1905. Le commentaire de Zhu Xi glose le Mencius expression par expression, choisit entre les interprétations antérieures et y ajoute les siennes. Il lit la bonté de la nature humaine à travers la formule de Cheng Yi selon laquelle « la nature est le principe » : chacun reçoit le même principe, mais le qi qui le porte diffère en clarté, de sorte que la culture morale doit dissiper ce qui obscurcit une nature originellement bonne.
Suivre les arguments
La nature est le principe : À la suite de Cheng Yi, Zhu Xi identifie la nature humaine au principe que le Ciel confère à chaque être : sa bonté n’est pas une simple tendance, mais l’ordre même des choses présent en chacun. Les germes comme bouts de fil : Zhu Xi glose les « germes » comme les bouts d’un fil : des sentiments tels que la compassion sont des indices visibles par lesquels se manifeste une nature intérieure qu’on ne peut voir directement. Le qi reçu : Les différences de qualité morale viennent du qi clair ou trouble que chacun reçoit ; Zhu Xi cite la remarque des frères Cheng selon laquelle parler de la nature sans parler du qi est incomplet.
Continuer la lecture
Lisez les notes de Zhu Xi sur 2A6 et 6A6 à côté du Mencius lui-même et repérez où le commentaire introduit des termes, comme le principe et le qi, que le texte ancien n’emploie pas en ce sens. Zhu Xi (1130–1200) travailla pendant des décennies sur les Quatre Livres et fit imprimer ensemble, en 1190, ses commentaires des Entretiens, du Mencius, de la Grande Étude et de l’Invariable Milieu. En 1313, la cour des Yuan fit de ces interprétations la norme des examens mandarinaux, et elles restèrent la lecture officielle du Mencius jusqu’à l’abolition des examens en 1905.
Questions pour prolonger la lecture
- Que gagne Zhu Xi à appeler les germes des bouts de fil ?
- Comment un commentaire écrit pour éclairer un texte peut-il aussi en changer le sens ?
Zhu Xi a conservé la confiance de Mencius dans la nature humaine, mais lui a donné une métaphysique que le texte original n’énonce jamais.
Comment le lire
Lisez les notes de Zhu Xi sur 2A6 et 6A6 à côté du Mencius lui-même et repérez où le commentaire introduit des termes, comme le principe et le qi, que le texte ancien n’emploie pas en ce sens.
Éditions & sources
- Consulter la référence 1plato.stanford.edunouvel onglet
- Consulter la référence 2plato.stanford.edunouvel onglet
Les résumés et points clés sont des analyses éditoriales originales. Ils accompagnent la lecture de l’œuvre et ne remplacent pas une édition du texte. Méthode éditoriale →