Raconter de nouveau sa vie en homme libre
Comparez la deuxième autobiographie à la première pour voir comment Douglass approfondit son analyse de l’esclavage et revendique le droit d’interpréter sa propre expérience, et non seulement de la rapporter.
Introduction originale. Ce guide accompagne la lecture de l’œuvre et n’en constitue ni le texte intégral ni une traduction.
Situer le texte
Publié à New York en 1855 avec une introduction du médecin et écrivain noir James McCune Smith et une dédicace à Gerrit Smith, le livre paraît après la rupture de Douglass avec Garrison au sujet de la Constitution et de l’action politique. L’introduction d’un intellectuel noir remplace le parrainage blanc de 1845 ; Ottilie Assing en publie une traduction allemande en 1860. Dix ans après le Récit, Douglass raconte de nouveau sa vie dans un livre plus de deux fois plus long, divisé en deux parties, « La vie d’esclave » et « La vie d’homme libre ». Il ajoute la cabane de sa grand-mère, la communauté de la plantation Lloyd et une analyse de l’esclavage comme système qui corrompt les maîtres autant que les esclaves, puis suit ses années de conférencier abolitionniste, son voyage en Grande-Bretagne et son installation à Rochester comme rédacteur de journal.
Suivre les arguments
La grand-mère et la plantation : Les premiers chapitres donnent une vie plus pleine à la communauté asservie, de la cabane de Betsey Bailey aux chants dont la tristesse, dit-il, passait pour du contentement aux yeux des auditeurs extérieurs. Force et dignité : Le combat contre Covey devient une thèse générale : un homme sans force est privé de la dignité essentielle de l’humanité, et la résistance restaure ce que l’esclavage veut détruire. Faits et philosophie : Douglass rappelle que l’abolitionniste John A. Collins lui demandait de donner les faits et de laisser la philosophie aux autres ; le livre affirme son droit d’interpréter sa propre expérience.
Continuer la lecture
Comparez les chapitres sur Covey au chapitre X du Récit, puis lisez les chapitres sur sa vie parmi les abolitionnistes et l’appendice de discours, en notant où ses jugements sur Garrison et sur la Constitution ont changé. Publié à New York en 1855 avec une introduction du médecin et écrivain noir James McCune Smith et une dédicace à Gerrit Smith, le livre paraît après la rupture de Douglass avec Garrison au sujet de la Constitution et de l’action politique. L’introduction d’un intellectuel noir remplace le parrainage blanc de 1845 ; Ottilie Assing en publie une traduction allemande en 1860.
Mon esclavage et ma liberté montre Douglass prenant autorité sur le sens de sa vie, et non seulement sur ses faits.
À votre tour de penser.
- Qu’ajoute ou que modifie Douglass lorsqu’il raconte de nouveau son esclavage dix ans après le Récit ?
- Pourquoi importe-t-il qu’un intellectuel noir, et non plus un abolitionniste blanc, présente désormais le livre ?
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