Frederick DouglassAbolitionnisme · pensée politique afro-américaineGUIDE DE LECTURE · Pour approfondir · 13 min

Une nation jugée à l’aune de ses principes

Lisez le discours comme un argument qui retourne la Déclaration des fondateurs contre une république esclavagiste tout en trouvant encore dans ses principes une raison d’espérer.

Introduction originale. Ce guide accompagne la lecture de l’œuvre et n’en constitue ni le texte intégral ni une traduction.

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Situer le texte

Prononcé le lundi 5 juillet 1852 au Corinthian Hall de Rochester devant la Rochester Ladies’ Anti-Slavery Society, au lendemain d’une fête tombée un dimanche cette année-là, le discours est imprimé en brochure, et un extrait figure en appendice de Mon esclavage et ma liberté en 1855. Il suit la loi sur les esclaves fugitifs de 1850 et la rupture de Douglass avec les garrisoniens en 1851. Invité à parler pour la fête nationale, Douglass rend d’abord hommage aux signataires de la Déclaration d’indépendance, puis retourne la célébration contre ceux qui la célèbrent : pour l’esclave, ce jour révèle plus qu’aucun autre l’injustice et la cruauté dont il est la victime constante. Il refuse de prouver l’humanité de l’esclave, que les lois elles-mêmes reconnaissent, dénonce la traite intérieure, la loi sur les esclaves fugitifs et les Églises complices, et conclut sur l’espérance.

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Suivre les arguments

Votre fête, non la mienne : Douglass parle sans cesse de « vos » pères et de « votre » indépendance, et déclare que le Quatre Juillet est le vôtre, non le sien : l’esclave doit pleurer quand la nation se réjouit. Ironie brûlante : Démontrer que l’esclave est un homme reviendrait à admettre que la question est ouverte ; en un tel moment, dit-il, il faut une ironie brûlante plutôt qu’un argument convaincant. Un document de liberté : Lue d’après son texte et non selon l’interprétation des esclavagistes, la Constitution ne contient aucune garantie de l’esclavage et peut être appelée un glorieux document de liberté.

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Continuer la lecture

Repérez le passage de l’éloge des fondateurs à la question de ce que le Quatre Juillet signifie pour l’esclave, puis lisez les dernières pages sur la Constitution et l’espérance ; utilisez un texte complet, car l’extrait de 1855 omet une partie de l’argument. Prononcé le lundi 5 juillet 1852 au Corinthian Hall de Rochester devant la Rochester Ladies’ Anti-Slavery Society, au lendemain d’une fête tombée un dimanche cette année-là, le discours est imprimé en brochure, et un extrait figure en appendice de Mon esclavage et ma liberté en 1855. Il suit la loi sur les esclaves fugitifs de 1850 et la rupture de Douglass avec les garrisoniens en 1851.

L’idée à garder.

Le discours tient la république à ses promesses fondatrices : sa honte tient à leur trahison, son espérance aux principes eux-mêmes.

À votre tour de penser.

  1. Comment Douglass retourne-t-il la Déclaration d’indépendance contre la nation qui la célèbre ?
  2. Pourquoi finit-il sur l’espérance après tant d’ironie brûlante ?
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