Henry David ThoreauTranscendantalisme américain · histoire naturelleGUIDE DE LECTURE · Pour approfondir · 11 min

La conscience face à la loi

Examinez comment l’essai passe d’une nuit en prison à une argumentation sur la complicité, la règle majoritaire et les devoirs des citoyens envers un État injuste.

Introduction originale. Ce guide accompagne la lecture de l’œuvre et n’en constitue ni le texte intégral ni une traduction.

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Situer le texte

Prononcé d’abord comme conférence au Lyceum de Concord en 1848, imprimé en 1849 sous le titre Resistance to Civil Government, l’essai reçoit le titre Civil Disobedience dans un recueil posthume de 1866. Il naît de la nuit passée en prison en juillet 1846, pendant la guerre contre le Mexique. Thoreau soutient que l’individu ne doit pas abandonner sa conscience à la règle majoritaire ni à l’État. Lorsqu’un gouvernement maintient l’esclavage et mène une guerre injuste, une personne juste doit lui retirer son soutien, refuser les impôts qui entretiennent l’injustice et en assumer ouvertement les conséquences.

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Suivre les arguments

La conscience d’abord : Il faut être des êtres humains d’abord et des sujets ensuite ; la loi ne mérite le respect que dans la mesure où elle est juste. Complicité : Payer l’impôt ou servir l’État peut faire de citoyens ordinaires les agents de l’injustice qu’ils condamnent en paroles. Action minoritaire : Une minorité qui retire tout son poids peut enrayer la machine gouvernementale davantage que les votes ou les pétitions.

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Continuer la lecture

Lisez l’essai avec le discours de 1854 Slavery in Massachusetts et le plaidoyer de 1859 pour John Brown, afin de ne pas réduire Thoreau à une doctrine de la non-violence. Prononcé d’abord comme conférence au Lyceum de Concord en 1848, imprimé en 1849 sous le titre Resistance to Civil Government, l’essai reçoit le titre Civil Disobedience dans un recueil posthume de 1866. Il naît de la nuit passée en prison en juillet 1846, pendant la guerre contre le Mexique.

L’idée à garder.

Le refus devient politique lorsqu’il est public, fondé sur des principes et assumé en personne par celui qui refuse.

À votre tour de penser.

  1. Quand l’obéissance à une loi rend-elle une personne complice d’une injustice ?
  2. Pourquoi Thoreau tient-il à accepter ouvertement la peine plutôt qu’à s’y soustraire ?
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