Casuistique et ironie
Étudiez comment les Provinciales transforment des citations de théologiens moralistes en argument public sur la conscience.
Introduction originale. Ce guide accompagne la lecture de l’œuvre et n’en constitue ni le texte intégral ni une traduction.
Situer le texte
Les lettres paraissent en feuilles séparées entre janvier 1656 et mars 1657, au plus fort de la querelle sur la grâce et sur les cinq propositions attribuées à Jansénius. Arnauld et Nicole aident à réunir la documentation. Rome met le recueil à l’Index en 1657, mais sa clarté et son ironie en font un modèle de la prose classique française. En dix-huit lettres publiées anonymement sous le nom de Louis de Montalte, Pascal défend d’abord Antoine Arnauld contre sa censure en Sorbonne, puis s’en prend à la théologie morale des casuistes jésuites. Un narrateur naïf interroge un bon Père complaisant, dont les citations d’Escobar et d’autres auteurs montrent comment les opinions probables et la direction d’intention peuvent excuser presque tout.
Suivre les arguments
Grâce : Les premières lettres montrent une majorité de la Sorbonne d’accord sur des mots comme « pouvoir prochain » sans l’être sur leur sens. Probabilisme : Un confesseur peut suivre toute opinion soutenue par un seul docteur grave, même contre une opinion plus probable. Fait et droit : Les dernières lettres distinguent la question de savoir si une doctrine est condamnée de celle de savoir si un livre la contient vraiment.
Continuer la lecture
Lisez les lettres 1, 5 et 7 pour la méthode, puis une lettre adressée directement aux jésuites, en confrontant chaque citation à ce que les casuistes soutenaient réellement. Les lettres paraissent en feuilles séparées entre janvier 1656 et mars 1657, au plus fort de la querelle sur la grâce et sur les cinq propositions attribuées à Jansénius. Arnauld et Nicole aident à réunir la documentation. Rome met le recueil à l’Index en 1657, mais sa clarté et son ironie en font un modèle de la prose classique française.
La satire peut servir l’argumentation morale lorsque ses citations sont exactes et que le lecteur reste juge.
À votre tour de penser.
- Comment le narrateur naïf amène-t-il le lecteur à juger les casuistes sans lui dicter ce qu’il doit penser ?
- Le reproche de relâchement rend-il justice au probabilisme tel que ses défenseurs le comprenaient ?
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