Naissance à Clermont
Blaise Pascal naît à Clermont, en Auvergne, fils d’Étienne Pascal, magistrat à la Cour des aides.
Une bibliothèque de pensée
Mesurer la raison à ce qui la dépasse.
Blaise Pascal est un mathématicien, physicien expérimentateur, inventeur et écrivain chrétien français. Après des travaux sur les coniques, une machine arithmétique, le vide et les probabilités, une expérience religieuse vécue en 1654 le rapproche de Port-Royal. Ses Provinciales attaquent la casuistique relâchée, et les fragments de son apologie inachevée, les Pensées, sondent la grandeur et la misère de l’homme, les limites de la raison et le pari.
Blaise Pascal naît à Clermont, en Auvergne, fils d’Étienne Pascal, magistrat à la Cour des aides.
Il publie un essai sur les coniques, puis conçoit à Rouen une machine à additionner et à soustraire.
Les Expériences nouvelles touchant le vide paraissent, et l’épreuve du puy de Dôme rattache la colonne de mercure au poids de l’air.
Il correspond avec Fermat sur les jeux de hasard et consigne, dans la nuit du 23 novembre, l’expérience religieuse du Mémorial.
Dix-huit lettres anonymes défendent Arnauld et raillent la théologie morale des casuistes jésuites.
Pascal meurt à Paris le 19 août 1662 ; la première édition de ses Pensées paraît en 1670.
Blaise Pascal naît à Clermont en 1623 dans une famille de magistrats ; sa mère meurt en 1626 et son père Étienne, mathématicien de talent, installe la famille à Paris en 1631 et instruit lui-même ses enfants. Par lui, le jeune Pascal fréquente les savants réunis autour de Marin Mersenne et publie en 1640 un essai sur les coniques. À Rouen, où Étienne est commissaire royal pour la levée des tailles, il conçoit une machine capable d’additionner et de soustraire, en construit une cinquantaine de prototypes et obtient pour elle un privilège royal en 1649.
En 1646, la famille rencontre des disciples de Saint-Cyran et Pascal se tourne vers une vie religieuse plus exigeante. Dans les mêmes années, il refait à Rouen l’expérience de Torricelli, publie en 1647 ses Expériences nouvelles touchant le vide et rencontre Descartes à Paris en septembre. Contre le jésuite Étienne Noël, il soutient que les hypothèses doivent répondre à l’expérience, et en 1648 l’épreuve du puy de Dôme montre que la colonne de mercure dépend du poids de l’air. Après la mort de son père en 1651 et l’entrée de sa sœur Jacqueline à Port-Royal, il fréquente des milieux mondains autour du duc de Roannez.
En 1654, Pascal correspond avec Pierre de Fermat sur la manière de partager les mises d’un jeu interrompu, posant des fondements du calcul des probabilités, et rédige son traité du triangle arithmétique. Dans la nuit du 23 novembre 1654, il vit une expérience religieuse intense, consignée dans un court texte, le Mémorial, qu’il garde cousu dans ses vêtements. Il fait des retraites à Port-Royal des Champs, où son entretien avec Isaac Le Maistre de Sacy sur Épictète et Montaigne sera mis par écrit. En 1656, alors qu’Antoine Arnauld est menacé de condamnation en Sorbonne, il commence les Provinciales.
À partir de 1656 environ, Pascal rassemble des notes pour une apologie de la religion chrétienne, dont il expose le plan à Port-Royal, mais la maladie ralentit le travail dès 1659. Il prend encore part au concours sur la roulette en 1658, écrit sur la grâce et, dans la querelle du formulaire condamnant Jansénius, adopte une position plus intransigeante que certains de ses amis ; sa sœur Jacqueline meurt en 1661. En 1662, il contribue à lancer à Paris les premiers carrosses à tarif fixe, puis meurt le 19 août chez sa sœur Gilberte Périer. Les fragments qu’il laisse paraissent sous le titre de Pensées en 1670.
Le théorème de Pascal sur les coniques, son triangle arithmétique et son échange avec Fermat appartiennent à l’histoire des mathématiques et des probabilités, et l’unité de pression porte son nom. Les Provinciales ont contribué à façonner la prose classique française. Les Pensées ont été discutées par Voltaire, admirées et combattues par Nietzsche, et lues par bien des écrivains qui en gardent l’anthropologie tout en écartant le dessein apologétique.
Sources & repères